51QswR6upEL

Ce qu'en dit l'éditeur:  [source: Editions Calmann-Lévy ]

Du haut de mes trente-deux mètres,
je les regarde vivre sur la place du village.
Depuis cent trois ans, je partage leurs nuits et leurs jours,
j’effeuille leurs amours et parfois j’envie leurs cris de joie.
 
En ce matin de printemps, un avis d’abattage est cloué
sur le platane centenaire qui ombrage ce village de Provence.
Entraînés par un petit garçon effronté, sept habitants s’unissent
pour découvrir qui souhaite la mort du géant.
Ensemble, ils combattent cette sentence absurde,
tandis que l’arbre les observe et vibre avec humour et philosophie
au rythme de leurs émotions et de leurs conflits.
Qui l’emportera… le pouvoir ou la solidarité ?
Aux premiers jours de l’été, Clément, Suzanne, Fanny
et les autres ne seront plus les mêmes.
 
« LE ROMAN QUI CACHE UNE FORÊT D’ÉMOTIONS. »
Pascal Laurent, librairie Filigranes Corner

Ma cote:  10/10

Mon avis: Avec une mention spéciale décernée à XXX, l'illustratrice qui a conçu et réalisé la très jolie couverture, "Un jour, un arbre", signé Karine Lambert, est une Madeleine pour tout qui a connu un village ou un quartir qui lui était cher au coeur avec sa place et son platane, ce solitaire qui cache une forêt de sentiments à partager. 

On y retrouve l'arbre, bien sûr. Monument capable d'écoute, d'accueil mais aussi bourré d'interrogations longtemps bien plus centrées sur ces hommes et femmes qui l'entourent que sur son propre devenir. Et pourtant, cet arbre, un jour ...

Puis on découvre une palette de personnages attachants, un gamin de dix ans plus citoyen que beaucoup d'autres et son amiie (ne dites pas encore son amoureuse) du même âge. Un cantonnier fidèle à la consigne, comme l'allumeur de réverbère, mais qui, un jour se mettra à réfléchir. Un vendeur d'artichauts, opportuniste mais prêt à se laisser prendre par l'aventure. Une patronne de bar, en bord de rupture. Un voyageur, qui deviendrait encore bien sédentaire. Deux charmantes petites vieilles aussi fidèles à leurs fiancés morts en héros qu'à l'aide qu'elles se portent mutuellement et aux différences qu'elles cultivent ... Et ce n'est là qu'un échantillon de tout ce petit monde, cosmos d'un village, image d'une société.

Tous, ils ont des sentiments qui ne demandent qu'à être partagés, confrontés, unis autour d'une cause fédératrice, l'arbre! Tous ils ont des idées, parfois farfelues dont certaines se révéleront efficaces. Tous se découvrent, revivent et se remettent à vivre d'avoir vécu cette expérience solidaire autour de l'arbre.

Et c'est bien là le message que je retiens de ce petit livre qui, au-delà de faire rêver, pousse à agir ensemble!

L'auteure, Karine LAMBERT maîtrise son écriture pour nous rendre les clichés de vie qui font la trame de son récit. Sa profession de photographe n'est sans doute pas étrangère à sa manière de capter la vie et de nous en rendre des images écrites criantes de vérité.

Et puis, bien sûr, une énorme envie de découvrir "L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes", autre écrit de cette Karine LAMBERT, belge de surcroît.  Hé oui, je suis un peu chauvin!

UN jour, un arbre ... un très bon moment de lecture que je dois à la maison d'édition Calmann-Levy et au Challenge NetGalley, France. A eux, un merci à hauteur d'arbre!  

Citations: 

 

A  propos de l'auteure:  [Source: http://www.livredepoche.com/biographie-karine-lambert-24089 ]

Karine Lambert est une photographe belge. Ses clichés sont de minuscules instants essentiels : éclats de rire, de sensualité, de fragilité, de vérité. Dévoreuse de livres, elle a toujours rêvé de partager sa passion pour les mots. D’une façon ou d’une autre, avec des images ou des phrases, elle raconte ce qui la touche.

L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes a remporté en 2014 le Prix Saga Café qui couronne le meilleur premier roman belge. Il est également en cours de traduction en plusieurs langues étrangères.  

Les références:

ISBN : 2702163246 
Éditeur : CALMANN-LÉVY (02/05/2018)